Pourquoi Google Slides est le réflexe par défaut
Ça ne coûte rien, presque tout le monde a déjà un compte, et l'éditeur est assez familier pour que construire un deck ne demande aucune décision sur quel outil utiliser. Pour beaucoup de travail orienté client, ce réflexe fonctionne : le deck est créé, le lien est envoyé, la réunion a lieu. La friction apparaît plus tard, quand quelqu'un a vraiment besoin de savoir si le client l'a ouvert, ou veut empêcher un tiers de faire circuler le lien librement.
Où ça coince pour le partage client
Trois manques précis, pas une critique générale de l'outil :
- Pas de vrai suivi par visiteur. Slides n'enregistre pas les ouvertures individuelles avec horodatage et identité du visiteur sur un compte standard. La fonctionnalité la plus proche, le reporting d'activité Workspace, est une fonction d'administration à laquelle la plupart des gens qui envoient des decks n'ont pas accès.
- Pas de mot de passe autonome. Le contrôle d'accès se limite à « toute personne disposant du lien » ou « restreint à des comptes Google spécifiques ». Un client sans le bon compte, ou qui ne veut pas se connecter du tout, obtient soit un accès total, soit un blocage complet.
- Aucune interactivité arbitraire. Si le contenu source est du HTML, généré par un outil IA ou autrement, avec des graphiques en direct, des scripts personnalisés ou des sections interactives, rien de tout ça ne survit une fois porté dans Slides. Ça devient du texte statique et des formes natives.
Option 1, LiveSend
Si le deck existe déjà en HTML, ou que vous l'exportez et voulez un lien tracké plutôt qu'un partage Slides, LiveSend enregistre chaque vue avec horodatage, email optionnel du visiteur via un email gate, pays et temps passé. Ajoutez un vrai mot de passe (fonctionne pour n'importe qui, aucun compte Google requis), définissez une expiration, éditez en inline sans changer l'URL.
Compromis honnêtes : cap de 3 Mo par fichier HTML, petit filigrane LiveSend sur le plan Gratuit, pas d'expérience d'édition native de diapositives, vous travaillez avec du HTML plutôt qu'un éditeur de deck.
À utiliser quand :le document destiné au client est déjà, ou peut devenir, du HTML, et vous avez besoin d'un vrai suivi et d'un mot de passe qui ne dépend pas d'un compte Google.
Option 2, DocSend
Si le deck reste un deck et que le PDF est un format d'export acceptable, DocSend donne des données d'engagement page par page et un blocage NDA, conçu précisément pour cette forme de document.
À utiliser quand :le deck est vraiment en forme de présentation et un export PDF ne perd rien d'important.
Option 3, Tiiny.host
Pour un hébergeur HTML statique rapide avec une option mot de passe sur les plans payants et des analytiques agrégées de base, Tiiny.host est un choix stable et établi si le détail par visiteur n'est pas nécessaire.
À utiliser quand : les compteurs agrégés suffisent et la rapidité de mise en place compte plus que la profondeur du suivi.
Choisir la bonne option
Revue interne, aucun client impliqué : Google Slides convient toujours, rien de tout ça ne s'applique. Envoi à un client et besoin de savoir s'il l'a ouvert et quand, plus un mot de passe qui fonctionne sans compte Google : LiveSend. En forme de présentation et le PDF convient : DocSend. Juste besoin d'un lien, aucune profondeur de suivi requise : Tiiny.host.